jeudi , novembre 14 2019

Copa América : ce qu’il faut savoir du groupe C


Comment va le favori uruguayen ?

Quart de finaliste de la dernière Coupe du monde, large vainqueur des ses 3 derniers matchs amicaux sans encaisser le moindre but (contres des adversaires très faibles certes), l’Uruguay va bien, merci pour elle. Toujours guidés par l’inamovible Maestro Tabárez, les charruas savent à quoi ils jouent. Mieux, ils disposent à presque tous les postes d’une relève générationnelle intéressante. Au milieu de terrain, les jeunes ont déjà pris le pouvoir. Nández, Torreira, Valverde ou Bentancur évoluent tous déjà dans les meilleurs clubs du monde, à à peine plus de 20 ans. Et devant, Maxi Gómez qui vient d’enchaîner deux saisons pleines avec le Celta, est un joker intéressant pour Cavani et Suárez. Manque peut-être juste un créateur, mais cela fait un moment que l’Uruguay n’en a pas eu. Tapie dans l’ombre du Brésil et de l’Argentine, comme d’habitude, la Celeste pourrait bien rappeler que c’est bien elle, la vraie reine de l’Amérique, huit ans après son titre.

Il va se faire rouler dessus : le Chili

On a rarement vu un double champion en titre se présenter dans des conditions aussi mauvaises. Sans fonds de jeu, en panne d’idées, avec un vestiaire divisé, des cadres diminués et aucun jeune capable d’assurer la relève, le Chili fait peur. La Roja n’a eu qu’un seul match de préparation face à Haïti pour se préparer. La victoire obtenue 2-1 face à un adversaire d’une faiblesse abyssale ne devrait pas rassurer les Chiliens. À tel point qu’un sondage Adimark l’indiquait récemment, les Chiliens croient davantage en les chances de la sélection féminine à la Coupe du monde (alors que c’est leur premier Mondial et qu’elles ont perdu leur premier match contre la Suède !) qu’en celles de la Roja à la Copa América. Et ce ne sont pas les rodomontades un brin pathétiques d’Arturo Vidal qui suffiront ! Restent l’énergie du désespoir et l’orgueil d’une génération dont ça sera le dernier défi pour faire mentir les pronos.

Le joueur frisson : Takefusa Kubo

Qu’attendre d’un pays invité qui se présente au Brésil avec trois briscards (Okazaki, Shibasaki et Kawashima) et vingt juniors ? A priori, pas grand-chose. Le Japon semble réduit à faire de la figuration. Et à préparer l’avenir. À ce titre, la principale attraction des Blue Samurais, s’appelle Takefusa Kubo. Formé au Barça, le meneur de jeu qui a débuté en sélection à même pas 18 ans (il vient de les fêter) en janvier, est retourné briller au FC Tokyo et vient de s’engager avec le Real Madrid. Et si l’on en croit ses highlights sur YouTube, il a tout du frisson. La preuve, il est surnommé le Messi japonais. Ceci dit, on sait trop bien qu’il y a autant de nouveaux Maradona et de nouveaux Messi que de villes surnommées Venise. Il y en a trop et l’appellation est souvent abusive. Ainsi si Montargis est la Venise du Gâtinais et Martigues la Venise provençale, qu’est-on en droit d’attendre du Messi nippon ? Réponse au Brésil.

Le joueur qu’on n’a pas du tout envie de voir : Bolillo Gómez

Pas un joueur, mais un sélectionneur. Le Colombien Bolillo Gómez a repris la tête de l’Équateur en août 2018. Lors de son premier passage à la tête de la Tri, Gómez avait qualifié le pays pour sa première Coupe du monde. C’est aussi lui qui a emmené le Panama en Russie, pour la première participation à un Mondial de son histoire. Mais en Amérique du Sud, le « Bolillo » est également connu pour une autre raison, celle d’avoir frappé une femme à plusieurs reprises dans un bar de Bogota, en 2011. À la sortie du Bembe, Gómez s’en prend à Isabel Del Rio, avec qui il aurait eu un enfant adultérin. Devant l’ampleur du scandale, il doit quitter son poste de sélectionneur colombien, mais ne tarde pas à retrouver du boulot. Un homme pas franchement dans l’ère du temps.

Trois bonnes raisons de suivre ce groupe

  • Pour assister au crépuscule de la génération dorée chilienne
  • Parce que c’est le groupe le plus ouvert du tournoi
  • Parce qu’on a hâte d’assister aux retrouvailles entre Jara et Cavani, quatre ans après « l’olive gate »

    Trois bonnes raisons d’en avoir rien à cogner

  • Parce que franchement l’équipe B du Japon…
  • Parce qu’on sait que le choc du groupe entre le Chili et l’Uruguay sera un combat de chiffonniers plus qu’un match de foot. Pluie de cartons attendue sur Rio.
  • Parce qu’aucun match de ce groupe, n’aura lieu avant minuit heure française

    Mais pourquoi il n’est pas venu ? Claudio Bravo

    Capitaine de la sélection lors de ses deux sacres continentaux, 119 capes au compteur, le gardien remplaçant de Manchester City ne sera pourtant pas le dernier rempart de la Roja cet été. La raison ? « El Condor » a tout simplement été déclaré persona non grata par ses coéquipiers ! Le sélectionneur Reinaldo Rueda a discuté avec Gary Medel, Mauricio Isla et Arturo Vidal, les tauliers du vestiaire, et les 3 ont été clairs avec le coach, ils ne veulent plus de Bravo en sélection. Ses anciens coéquipiers lui reprochent d’avoir brisé l’omerta et enfreint les règles du vestiaire lors d’une interview avec une radio chilienne au cours de laquelle Bravo avait déclaré que « l’indiscipline était responsable de la non qualification à la Coupe du monde l’an passé » . Bonjour l’ambiance.

    La stat à la con

    L’Équateur est l’équipe qui a encaissé le plus de buts dans l’histoire de la Copa América. 311 en tout. La Tri est aussi la seule sélection sud-américaine avec le Venezuela à ne jamais avoir remporté la Copa.

    L’inexpertise de feu Frédéric Dard

    « L’Uruguay est un patelin inimportant, connu seulement des joueurs de Scrabble à cause de ses trois u. »

    Si ce groupe était un tube de l’été : Ecuador de Sash

    De la bonne eurodance des années 1990 qui casse la tête et sert d’hymne non officiel à la Tri.

    Par Arthur Jeanne

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