vendredi , décembre 13 2019

Face aux gros, Lyon ne sait plus faire et ce n’est pas Garcia qui a la recette

L’été est passé par là. Et Lyon a perdu sa culture des chocs. Cette saison, l’OL ne sait ainsi plus se métamorphoser quand l’air se fait plus rare et que la chaleur des projecteurs fait monter la température. Avant de défier Lille dans un match qui peut aider les protégés de Rudi Garcia à se replacer en L1, les coéquipiers de Memphis Depay affichent même un triste bilan face aux « gros ».

A part un succès que l’on avait cru fondateur à Leipzig en C1 (0-2) ou une victoire contre Benfica (3-1), leur tableau de chasse est vide. Pire dans les grands soirs, les Lyonnais ont accumulé les déceptions. En L1, c’est flagrant. Il y a ainsi eu la défaite contre Paris (0-1). Celle dans le derby face à Saint-Etienne (1-0) et plus récemment le match face à l’OM qui n’a fait que confirmer cette tendance (2-1) : l’OL n’aime plus ces grands rendez-vous hexagonaux. Et on n’en avait pas vraiment l’habitude. Avec Bruno Génésio sur son banc, il y avait même ce sentiment que le club rhodanien choisissait ses matches.

Brillant dans les affiches, irrégulier le reste du temps, c’était un peu le refrain de l’OL la saison passée. L’inconstance lyonnaise a même longtemps été pointée du doigt tant elle irritait plus d’un supporter agacé de voir leur équipe lâcher des points face à des formations jugées abordables sur le papier. Mais il y avait quand même du positif : l’OL avait pris l’habitude de répondre présent lors des soirées plus huppées, celles qui sont tant attendues par ces mêmes fans.

Lucas Tousart (OL) avant un match à Toulouse

Lucas Tousart (OL) avant un match à ToulouseGetty Images

Le bilan de Garcia ne rassure pas

Rappelez-vous la saison passée, Lyon s’était offert le scalp de l’OM à deux reprises (4-2 puis 0-3). Avait gagné les deux derbies face aux Verts (1-0 puis 1-2). Et avait fait tomber le PSG au retour (2-1). Sans oublier bien sûr cette tonitruante victoire face à Manchester City (1-2) en Ligue des champions et même le nul du retour (2-2). Les Gones savaient se mettre au diapason quand la pression augmentait. L’histoire est donc bien différente cette saison.

Les transferts de l’été, notamment ceux de Nabil Fékir et Tanguy Ndombélé, n’y sont sûrement pas étrangers. Avec leur talent et leur caractère, les deux internationaux tricolores avaient cette capacité à élever leur niveau dans les rendez-vous qui sont le plus scrutés. Ils font forcément défaut en ce début de saison en attendant que d’autres prennent le relais pour montrer la voie à suivre. Cela ne viendra peut-être pas du banc. Car ce n’est pas la présence de Rudi Garcia qui a de quoi rassurer l’OL.

Bien sûr, le nouveau technicien des Gones peut difficilement être incriminé pour ce bilan. Il est arrivé sur les bords du Rhône après le derby contre Saint-Etienne. Le souci, c’est qu’il traîne la réputation de rater les grands matches. Tactiquement mais aussi sur le plan psychologique, l’ancien entraîneur de Lille ou de la Roma, qui n’a jamais gagné un OM-PSG ou un OM-Lyon en L1 que ce soit avec les Olympiens ou les Gones, est en effet souvent passé à côté dans les chocs attendus ces dernières saisons. A l’OM, son bilan face au Top 4 de la L1 était même famélique. En clair, Lyon n’a peut-être pas le bon coach pour retrouver les ingrédients nécessaires pour redevenir un spécialiste des chocs.

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