jeudi , février 20 2020

Foot – C. Ligue – Les tops-flops de Reims-PSG : Neymar, roi sur coup de pied arrêté

NEYMAR (PSG, 8)

Dans la continuité de ce qu’il fait depuis des semaines. C’est efficace – 2 passes décisives -, c’est généreux – retours défensifs -, et c’est créatif – petits ponts, passes du fessier. Sans les inspirations du crack brésilien, l’attaque parisienne aurait souffert. Neymar a constamment fait preuve de justesse. Et pour une fois cette saison, il a été précis sur les coups de pied arrêtés indirects. Les 3 buts viennent de là. Nerveux en fin de match.

MARQUINHOS (PSG, 7)

En allant chercher très haut le ballon de Neymar, il a chassé la malédiction des corners parisiens. Impliqué également sur le second but où il provoque l’erreur de Romao (31e), Marquinhos a été très vigilant face à la mobilité de Dia. Intelligent dans sa lecture des trajectoires de passes, c’est lui qui contre également une frappe de près de Chavalerin (4e). Une soirée assombrie par sa blessure musculaire. Remplacé par KOUASSI (71e), auteur de son premier but en pro.

VERRATTI (PSG, 6)

Dans la relance sous pression, a-t-il un équivalent en Europe ? Pas sûr. Parfois ça ne passe pas – perte de balle (43e) – mais dans 90 % des cas, quel régal. Il a fait respirer le jeu parisien. Dans le combat, il fut constant et, grâce à un contre-effort efficace, a coupé beaucoup de transitions rémoises.

SARABIA (PSG, 6)

Cela ne se traduit pas nécessairement dans les statistiques mais l’Espagnol est vraiment utile au collectif parisien. L’ancien Sévillan, placé aux côté de Mbappé dans l’axe, a été intense dans tout ce qu’il a fait. Sa disponibilité, son sens du placement et ses replis sont exemplaires. Il a été à l’origine ce mercredi de beaucoup de transitions parisiennes et si Meunier avait été un peu plus juste, il aurait pu être trouvé dans de nombreuses situations côté droit.

PAREDES (PSG, 6)

Il a traîné parfois une forme de nonchalance mais l’Argentin a globalement formé une paire de récupérateur efficace avec Verratti. Il a ratissé beaucoup de ballons et a orienté avec justesse le jeu parisien. Son sens de la passe n’est plus à prouver. On voit enfin la qualité de ses frappes lointaines. Il est à l’origine, par sa volée, du 3e but (77e).

DISASI (Reims, 4)

Il n’était pas vraiment à son aise comme à Amiens (1-1) et a encore perdu des ballons sur des contrôles approximatifs ou des relances mal assurées. Un peu plus de rigueur dans le placement en deuxième période. Mais il ne parvient pas à revenir à temps sur Kouassi (77e).

DIA (Reims, 4)

Beaucoup d’efforts défensifs. Mais il a manqué de justesse dans le dernier geste en ne cadrant pas sa frappe (20e) puis en choisissant de centrer en force au lieu de tenter sa chance (49e). Un seul tir cadré repoussé par Navas (68e).

RAJKOVIC (Reims, 4)

Le gardien serbe n’a pas eu le rayonnement attendu. Il ne sort pas sur le corner de Neymar qui tombe sur la tête de Marquinhos (0-1, 9e). Il maîtrise mal, en deux temps, un coup franc de Neymar (36e). Ses relances au pied ont manqué de précision. Il repousse la reprise de Paredes sur son poteau mais le ballon revient sur Kouassi (0-3, 77e). Lui aussi a perdu son sang-froid (85e). Mais il termine sur une bonne note avec une parade face à Choupo-Moting dans les dernières minutes (90e+3).

FOKET (Reims, 3)

Sécuriser le couloir occupé par Neymar n’est pas simple. Il a donc géré la profondeur et suivi les consignes, restant proche de Disasi. Son apport offensif, au contraire de Konan, est quasi nul en première période. Il a même adressé des passes pour des coéquipiers fantômes. Remplacé par KUTESA (59e) ce qui a repositionné Kamara à son poste.

MUNETSI (Reims, 3)

Le milieu a apporté de la puissance, notamment pour exploiter la première transition du match (4e). Il a existé individuellement. Son jeu vertical a même été intéressant. Mais il perd son duel aérien face à Marquinhos (0-1, 9e). Et surtout il commet un tacle inadmissible sur Verratti synonyme d’expulsion (73e).

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L’Équipe est un journal quotidien sportif français, propriété du Groupe Amaury. Créé le 28 février 1946 par Jacques Goddet pour succéder à L’Auto, L’Équipe a notamment été à l'origine de la création de la "Coupe d'Europe des clubs champions", et son ancêtre "L’Auto" avait auparavant créé le "Tour de France" en 1903. De grands journalistes sportifs tels que Pierre Chany ou Gabriel Hanot ont contribué à la renommée de ce titre.

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