lundi , août 19 2019

Istanbul rime avec Liverpool

Liverpool est bel et bien le maître de l’Europe. À Istanbul, théâtre d’un glorieux passé sur la scène européenne (victoire face au Milan en 2005 au terme d’un match fou), les Reds sont venus à bout de Chelsea, vainqueur de la Ligue Europa, pour valider la Ligue des Champions acquise au mois de juin. Menés au score après un but d’Olivier Giroud, les hommes de Jürgen Klopp ont finalement eu besoin des tirs au but pour remporter la quatrième Supercoupe d’Europe de leur histoire (2-2, 5-4 t.a.b). Vaillants après leur lourde défaite essuyée face à Manchester United le week-end dernier en championnat, les Blues de Frank Lampard sont passés tout près de l’exploit.

Pour une première Supercoupe d’Europe 100 % anglaise, on peut dire que le spectacle fut au rendez-vous. On ne donnait pourtant pas cher de la peau de Chelsea face à Liverpool, tant l’écart de niveau entre les deux équipes paraissait important avant le coup d’envoi. Qu’à cela ne tienne, chaque match déroule sa propre histoire et celle de cette affiche, arbitrée par une femme avec brio, a livré toutes ses promesses. Parce que les Blues, revigorés par le retour de N’Golo Kanté dans le onze de départ, avaient décidé de ne pas se laisser marcher dessus malgré une entame compliquée. C’est même eux qui se sont permis d’ouvrir le score grâce à Olivier Giroud, qui avait terminé meilleur buteur de la Ligue Europa la saison dernière avec 11 réalisations. Le Français, oublié par la défense, a bonifié une offrande de Christian Pulisic pour matérialiser le temps fort de son équipe (0-1, 36e). Auparavant, la barre avait repoussé un tir de Pedro (22e).

Olivier Giroud, buteur lors de la SuperCoupe d'Europe contre Liverpool

Olivier Giroud, buteur lors de la SuperCoupe d’Europe contre LiverpoolGetty Images

L’entrée de Firmino a tout changé

À la pause, Jürgen Klopp a sorti un tour de magie de son chapeau en faisant rentrer Roberto Firmino. Le maestro brésilien, précieux pour créer des décalages, n’a pas tardé à mettre fin aux illusions londoniennes en servant Sadio Mané avec réussite pour l’égalisation (1-1, 48e). Globalement, les Reds sont revenus des vestiaires avec des intentions retrouvées. Hélas pour eux, Kepa Arrizabalaga a réalisé un double exploit face à Mohamed Salah et Virgil van Dijk sur la même action (75e). En face, Adrian, remplaçant d’Alisson, n’a pas été en reste non plus et a assuré sa partie pour prolonger le suspense à la faveur d’interventions déterminantes (32e, 98e, 113e).

Mais le gardien de Liverpool s’est également rendu coupable d’une faute dans la surface sur Tammy Abraham, synonyme de penalty parfaitement transformé par Jorginho (2-2, 101e). Ce fait de jeu est venu remettre les deux équipes au même niveau au tableau d’affichage puisque Mané, encore une fois servi par Firmino, avait donné l’avantage à Liverpool peu après l’entame de la première prolongation (2-1, 95e). Vous l’aurez compris, l’indécision a caractérisé cet affrontement jusqu’à l’épreuve des tirs au but. Il a même fallu attendre que la tentative du dernier tireur, le pauvre Tammy Abraham, soit stoppée par Adrian pour désigner un vainqueur, Liverpool donc. À Istanbul, où ils avaient remporté la Ligue des Champions en 2005 face au Milan AC, les Reds s’offrent leur premier de la saison et confirment qu’ils sont plus que jamais chez eux. N’en déplaise à des Blues qui repartiront du stade avec des regrets mais de belles certitudes pour la suite.

A propos Eurosport.fr

Eurosport.fr
Eurosport est la première destination sportive en Europe, alimentant la passion des fans et les mettant en contact avec les plus grands événements sportifs du monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *