vendredi , novembre 15 2019

L’antisèche : Cette fois, les Bleues vont pouvoir s’en servir


Le jeu : Moins de maîtrise, plus de défi physique

Ce n’était pas la Corée du Sud en face. Cette fois, la France est vraiment rentrée dans sa Coupe du monde. Et ça n’a pas été facile, loin de là. Les Norvégiennes ont gêné les Tricolores en offrant plus de répondant physique. Les protégées de Corinne Diacre ont été contrariées par le pressing nordique au début de match. Et ensuite, elles ont manqué de présence devant le but pour concrétiser leurs actions, venues essentiellement de la droite en première période.

Au final, elles n’ont pas toujours maitrisé leur sujet. Le but contre son camp de Wendie Renard les a ainsi perturbés. On a alors senti les Françaises vaciller. Et même après leur deuxième réalisation, elles ont reculé pour finir le match dans la douleur.

Les joueuses : Gauvin répond présente, Diani aussi et Renard sombre

Privée du onze de départ au premier match par Corinne Diacre pour des retards, Valérie Gauvin a répondu de la plus belle des manières. Alignée d’entrée au coup d’envoi, l’avant-centre montpelliéraine a livré un beau combat. Si elle a manqué d’efficacité en première période, elle a finalement été récompensée par un but, le premier des Bleues. Sur son côté droit, Kadi Diani a elle fait l’étalage de ses qualités de percussion en première période, avant d’être moins en vue après la pause.

Et si Amandine Henry a encore eu un bel abattage au milieu ou que Griedge Mbock a été efficace derrière, Wendie Renard a vécu un match diamétralement opposé au premier. Excellente vendredi avec deux buts, la Lyonnaise a été en difficulté sur certaines interventions, où on l’a vu moins tranchante. Surtout, elle a inscrit un but contre son camp improbable. Un non match à vite oublier même si elle a bien réagi après cette erreur.

Vidéo – Pourquoi le csc gag de Renard symbolise à merveille cette équipe de France

02:22

La stat : 1

Ce n’est pas anodin. La France a battu la Norvège pour la première fois de son histoire en compétition officielle. Les six fois précédentes, les Bleues avaient signé deux nuls et quatre défaites. La malédiction est terminée.

Le tweet qui rappelle que la France possède une machine à buts

Eugénie Le Sommer affole les compteurs. La Bretonne, qui n’a pas tremblé sur son penalty pour redonner l’avantage aux Bleues, a déjà marqué son deuxième but dans cette Coupe du monde. Son cinquième dans un Mondial, ce qui lui permet de devenir la meilleure buteuse tricolore en Coupe du monde avec Marie-Laure Delie. Et si elle continue sur son rythme, elle devrait vite être seule à posséder ce record : la Lyonnaise a en effet marqué 12 buts lors de ses 12 derniers matches en sélection…

Le tournant : Le penalty accordé par le VAR

Cela n’avait pas souri aux Bleues au premier match et ce n’était pas dramatique vu l’ampleur du score. Mais cette fois, l’assistance vidéo a fait le bonheur des Tricolores. L’arbitre Bibiana Steinhaus a eu recours au VAR après un contact sur Marion Torrent dans la surface. Une décision pas forcément limpide qui va faire jaser en Norvège. Mais qui a soulagé des Bleues dans une mauvaise passe depuis la boulette de Wendie Renard.

France Norvège Féminines

France Norvège FémininesGetty Images

La décla : Valérie Gauvin (attaquante des Bleues, au micro de Canal+)

«  J’étais déçue sur le premier match (écartée du onze titulaire), mais j’ai montré que je peux être présente et j’ai donné le meilleur de moi. Pourquoi j’ai été écartée au premier match ? J’ai eu des retards, pas à l’entraînement, mais des retards. Voilà, c’est passé. Mon but, j’espère que c’est le premier d’une longue lignée.« 

La question : Est-ce rassurant ou inquiétant ?

Les Bleues ont souffert. Contrairement à leur première sortie face à la Corée du Sud (4-0), les Françaises ont moins maîtrisé cette rencontre contre la Norvège. Elles ont eu des difficultés à mettre en place leur jeu. A exploiter leurs atouts, notamment ce côté droit avec Diani. Elles ont ainsi été gênées par des adversaires qui ont offert plus de répondant physique. Et les Tricolores ont même semblé en plein doute après la bourde de Renard. Mais elles s’en sont sorties avec une nouvelle victoire. C’est le principal. Et c’est de bon augure.

Pour aller loin dans cette compétition, les Françaises savaient qu’elles n’allaient pas avoir que des promenades de santé. Contrairement au match d’ouverture, cette rencontre les prépare ainsi clairement pour la suite. A ces matches couperets où l’opposition sera encore plus élevée. Surtout, c’est dans l’adversité qu’un groupe se construit. Or entre le duel physique offert par les Norvégiennes et ce but contre son camp de Renard, les joueuses de Corinne Diacre ont été servies ce mercredi soir. Et elles ont réagi comme il fallait. En faisant corps. De quoi envoyer des signaux positifs pour la suite alors qu’elles sont quasi-assurées d’aller en huitièmes.

Amandine Henry France-Norvège féminines

Amandine Henry France-Norvège fémininesGetty Images

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