lundi , novembre 18 2019

L’antisèche : L’étau se resserre déjà

Le jeu : Le chef-d’œuvre de Stéphan

L’entraîneur rennais a eu tout bon. Son plan de jeu a tellement bien fonctionné que le cadeau offert au PSG sur l’ouverture du score n’a pas enrayé la machine bretonne. Rennes a tout maîtrisé, neutralisant totalement les circuits préférentiels de son adversaire, notamment la connexion Verratti-Mbappé, et exploitant parfaitement ses points faibles avec deux buts venus sur le côté gauche de la défense parisienne. Paris a toujours semblé en infériorité numérique, que ce soit dans l’axe et sur les ailes. Trop maladroit techniquement et battu dans l’engagement, il n’a jamais compensé ce déficit tactique.

Les joueurs : La masterclass de Camavinga

Dire qu’il n’a que 16 ans et demi. Cela paraît impossible tant Eduardo Camavinga a dominé son sujet comme un chef. Impérial au milieu, intraitable dans son marquage sur Marco Verratti, inspiré dans ses choix de jeu, il a ponctué une prestation éblouissante par une passe décisive sur le but de Del Castillo. Camavinga a crevé l’écran mais Hamari Traoré, Jérémy Gélin et Mbaye Niang ont aussi apporté une nette contribution au succès rennais. À Paris, Kylian Mbappé a fait quelques différences sur sa vitesse, mais sans réussite dans le dernier geste. Pour le reste, c’était le néant.

Eduardo Camavinga domine Thiago Silva lors de Rennes-PSG

Eduardo Camavinga domine Thiago Silva lors de Rennes-PSGGetty Images

Le facteur X : Un raté qui en dit long

Sans forcément le mériter, Paris aurait pu sauver un point dans ce match. À la dernière seconde, sur un ballon déposé par Marco Verratti au second poteau, Juan Bernat était en position idéale pour égaliser. Mais sa tentative a été contrée par… Edinson Cavani, qui n’avait pas senti la présence de son partenaire. C’est finalement ce qui résume le mieux la performance d’un PSG hors-sujet dans tous les domaines, de la première à la dernière seconde.

La stat : 5

Rennes est ce qui se rapproche le plus d’une bête noire pour le PSG. Après avoir mis fin à sa série de victoires en Coupe de France au printemps dernier, le club breton lui a infligé son premier revers de la saison. Le SRFC a ainsi signé sa 5e victoire face à Paris sur les dix dernières saisons. Aucun club français n’a fait aussi souvent tomber le club de la capitale sur cette période.

Le tweet d’avenir

La décla : Thomas Tuchel (entraîneur du PSG)

«  Depuis Manchester United, on me dit qu’on manque d’état d’esprit mais ce n’est pas comme ça.« 

La question : Tuchel est-il déjà menacé ?

C’était déjà la saison de tous les dangers pour Thomas Tuchel. Parce que les six derniers mois du club de la capitale ne sont pas loin d’être les pires de l’ère QSI et ont largement entamé son crédit. Parce que le retour de Leonardo au poste de directeur sportif n’était pas forcément la meilleure nouvelle pour lui, surtout à un moment où Massimiliano Allegri est sur le marché. Enfin parce qu’il était écrit que le technicien allemand se retrouverait sous pression dès le premier couac. Il est venu, et bien plus tôt que prévu.

La défaite à Rennes reste une défaite de début de saison. Si le PSG y a montré quelque chose, c’est qu’il est encore largement perfectible et cela n’a rien d’illogique au mois d’août. Mais Paris n’a rien montré à part ça et ce genre de constat est arrivé trop souvent ces derniers mois. C’est de plus en plus difficile de dédouaner l’entraîneur parisien. Son plan de jeu était aléatoire, avec un positionnement difficilement lisible pour Marquinhos entre la défense et le milieu, dans une zone où Rennes s’est régalé. L’Allemand n’a jamais trouvé de réponses tactiques. Et ses joueurs affichent toujours les mêmes lacunes dans la concentration et dans l’intensité mise dans le repli défensif.

Il ne faut pas croire que le problème du PSG se résume à Tuchel. Elle reste faible à certains postes. C’était criant au Rozahon Park où les latéraux parisiens ont sombré tandis qu’Alphonse Areola n’a jamais dégagé l’assurance d’un numéro un en puissance pour un club aussi ambitieux. Elle reste aussi largement dépendante de Neymar dans l’animation offensive et la finition. Le cas du Brésilien polluait déjà considérablement le début de saison du PSG. Cette défaite n’arrangera rien à la situation. Tuchel n’en est pas le seul responsable. Mais il est l’entraîneur. Un entraîneur sur un fil qui n’a jamais semblé aussi fin.

Leonardo et Nasser Al-Khelaifi

Leonardo et Nasser Al-KhelaifiGetty Images

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