mardi , avril 7 2020

L’OL au péage de l’autoroute pour l’enfer ?

Ce Metz – Lyon avait tout pour n’être qu’un match de plus, une affiche supplémentaire parmi tant d’autres dans une saison qui ne manque pas de dates à cocher dans le calendrier. C’est pourtant un possible tournant de celle de l’Olympique lyonnais, déjà bien remplie en péripéties. Ce vendredi, l’OL va débuter une série cruciale, le genre de période qui peut changer du tout au tout la lecture d’un exercice et faire passer une possible réussite en année à oublier. C’est là tout le paradoxe de cette équipe. Encore engagée partout, elle laisse pourtant le sentiment de ne briller que trop rarement où que ce soit. Cette abondance d’opportunités pourrait toutefois rattraper cette impression ternie.

Avec ce déplacement en Moselle, Lyon poursuit son début d’année 2020 échevelé. Et le plus gros morceau arrive. Du 21 février au 21 mars, l’OL va disputer huit matches, un tous les quatre jours environ. Il va tout d’abord tenter de mettre fin à sa période galère en championnat sur la pelouse du promu messin, qui n’a perdu qu’un seul de ses huit derniers matches en Ligue 1. Les Lyonnais sont englués en milieu de tableau, au onzième rang. Mais dans cette saison où le ventre mou est si dense qu’une victoire peut vous faire passer de la deuxième moitié de tableau à la Ligue Europa, une bonne série pourrait replacer l’OL dans la course à l’Europe. Encore va-t-il falloir montrer autre chose que les tristes matches nuls contre Amiens ou Strasbourg le week-end passé. Car le programme qui suivra pouvait difficilement être plus costaud.

Un derby puis des affrontements directs

Après Metz, Lyon va recevoir son voisin stéphanois – en pleine déconfiture lui aussi – pour un derby toujours spécial et à l’impact psychologique décuplé. Un premier amuse-bouche avant un menu gratiné contre des concurrents directs pour les tickets européens. L’OL ira dans deux semaines à Lille, quatrième, puis recevra la meilleure défense de l’Hexagone Reims (8e) et terminera son enchaînement dantesque chez le troisième Rennes le 21 mars, au soir de la 30e journée.

Si la mauvaise passe venait à se confirmer au Groupama Stadium, les conséquences mathématiques pourraient être impitoyables. Lyon ne compte que six points d’avance sur Saint-Etienne, 16e, et huit sur le barragiste Dijon. A l’inverse, un rebond contre des adversaires de haute lutte relancerait totalement la bande à Aouar, qui compte actuellement 7 points de retard sur le podium synonyme de Ligue des champions. Le sprint pour les accessits européens serait alors totalement relancé. « Il reste 13 journées avec 39 points en jeu, et donc tout reste évidemment possible, assure Jean-Michel Aulas sur le site du club. Il faudra pour cela que tout le monde tire dans le même sens, que le staff et tous les joueurs se transcendent. »

Houssem Aouar lors de Nïmes - Lyon en Ligue 1 le 6 décembre 2019

Houssem Aouar lors de Nïmes – Lyon en Ligue 1 le 6 décembre 2019Getty Images

Braves ou non, pas de repos en vue

Le défi lyonnais ne s’arrête pourtant pas à la Ligue 1, loin de là. Le huitième de finale de la Ligue des champions contre la Juventus est plus que jamais à l’horizon (26 février et 17 mars). Si l’OL ne partira pas favori, la C1 reste la compétition-reine de la saison, surtout avec les desseins de rentabilité du président Aulas. L’exposition du Vieux Continent, la possibilité de montrer ses jeunes promesses à de futurs acquéreurs mais aussi les attentes des supporters lyonnais sont autant de bonnes raisons de jouer le coup à fond. Après tout, le Barça s’était bien cassé les dents au Groupama Stadium en huitième de finale aller la saison passée.

Championnat, Juve… Le défi s’annonce périlleux pour Rudi Garcia et ses hommes. Ajoutez-y une demi-finale de Coupe de France face au PSG le 4 mars prochain et il vire carrément au parcours du combattant. L’entraîneur rhodanien va devoir trouver le bon équilibre entre performance à retrouver et fraîcheur physique à préserver. L’infirmerie commence à peine à se vider avec le possible retour de Léo Dubois contre Metz, et celui annoncé de l’autre latéral Youssouf Koné dans les semaines à venir. La recrue hivernale Bruno Guimarães, pourrait, lui, connaître sa première vendredi. L’effectif lyonnais deviendra alors autrement plus consistant que celui rendu exsangue par les graves blessures de Memphis Depay et Jeff Reine-Adélaïde. Pas un luxe avec un pareil enchaînement de rencontres.

Une bonne série et cette autoroute pour l’enfer pourrait mener les Gones vers un horizon bien plus brillant. Mal négociée, elle pourrait totalement plomber la saison lyonnaise, dans laquelle seule la Coupe de la Ligue – finale le 4 avril prochain contre le PSG, tout sauf un cadeau, à nouveau – pourrait alors servir de bouée de sauvetage. Reste encore à ne pas manquer la bretelle d’insertion en Lorraine.

Visuel calendrier Olympique Lyonnais

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